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Dans Star Wax

dimanche 14 novembre 2010 ,par Didier Lestrade

13 novembre 2010

C’est toujours super émouvant de lire comment les jeunes voient ce livre sur les "Chroniques du Dance floor". Encore un texte vraiment gentil. Merci.

Cette sélection de chroniques parues dans Libération entre 1988 et 1999, parcourt le spectre de ce que l’on appelle vulgairement "dance music". Didier Lestrade, leur auteur, a été l’un des premiers en France à se pencher sérieusement sur la House et la Techno, au moment où de nombreux médias et journalistes ne croyaient pas un instant au succès de ces nouvelles musiques. Certains d’entres eux se sont rendu compte par la suite de leur grossière erreur d’évaluation et ont tenté, tant bien que mal, de se poser en défenseurs d’une culture qu’ils avaient précédemment ignorée... Il faut tout d’abord replacer les chroniques dans un contexte où Internet n’existait pas, avec donc très peu de feedback, où l’on était obligé de faire confiance aux Djs, passionnés et animateurs radio, censés dénicher les dernières nouveautés et les dernières évolutions sonores... Parmi les maxis cités au fil des 210 pages de cet ouvrage, beaucoup d’imports provenant des Etats Unis et d’Angleterre. Lestrade passe en revue la house de Chicago, la Techno de Detroit, l’Ambient des divers The Orb et Aphex Twin, la French Touch des planétaires Daft Punk, de Shazz, I:Cube, les Divas tels que Chaka Khan, Patti Labelle, Mary J Blige, etc... La culture musicale de l’auteur qui s’appuie sur une écriture libérée de toute contrainte permet d’affronter la lecture de ce livre en toute simplicité. Une certaine nostalgie apparaît entre les lignes : Lestrade regrette la naïveté des années 90, lorsque les gens allaient en boîte sans se dévisager tout au long de la soirée. L’auteur, pour qui la house représente la musique de sa génération, admet avec un peu d’amertume d’être déçu de la tournure extrémiste qu’a pris cette musique, lorsqu’elle s’est éloignée de ses racines noires.

Ce livre, paru aux éditions "L’éditeur singulier", s’adresse certes en priorité aux personnes qui ont eu l’opportunité de vivre ses années là (avec plus ou moins d’insouciance), mais aussi aux jeunes soucieux de se pencher sur des artistes qu’ils ne connaissent peu ou pas du tout. Malgré les critiques de l’auteur envers les Daft Punk et le fait qu’ils n’aient pas investi leur argent dans un club en France comme l’avaient fait New Order à Manchester, on ne peut s’empêcher de souligner une de leur déclaration, tristement toujours aussi d’actualité. "Une société ne peut pas se permettre de ne pas avoir d’endroits où on peut se rencontrer et s’amuser. Et ce n’est pas seulement la house ou la techno, c’est la jeunesse en général qui est complètement écartée". A méditer...

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