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Les anglais dans le porno

jeudi 10 septembre 2015 ,par Didier Lestrade

Parmi les nombreux articles que j’aurais du écrire depuis longtemps sur ce site, il y a la consécration du porno gay anglais depuis les cinq dernières années. Certains studios n’existaient pas au début des années 2000 et si certains acteurs ont décroché une carrière internationale pour les grands studios américains, la plupart sont des purs produits londoniens. Ils sont respectés, admirés, ils ont beaucoup de oomph et renouvellent le look de ce que l’on croit être typiquement british.

Il faut dire que l’Angleterre revient de loin. Dans les années 80, il n’y avait pas de photographie érotique mis à part quelques très rares revues. Tout matériel porno était interdit aux douanes, ce qui m’a valu des fouilles corporelles assez drôles quand j’amenais Magazine ou une cassette VHS à des amis à Londres. Aiden Shaw fut le premier acteur célèbre anglais mais je ne sais pas pourquoi, il ne ma jamais vraiment excité. C’est vraiment avec Triga qu’est apparue la spécialité anglaise du chav, du lad, du prolo plus ou moins gay d’ailleurs. Il est à noter que le premier studio emblématique outre manche ait été si obsédé par les mecs impossibles à baiser des vestiaires de foot ou de rugby, sans oublier les skinheads. Très majoritairement blanche, cette première génération d’amateurs anglais était la marque d’un érotisme britannique presque exclusivement tourné vers la rue. Forcément, avec le symbole des fringues de Fred Perry et Lonsdale, ça a bien marché.

Mais c’était très limité. La première vraie génération d’acteurs porno gays anglais, c’est forcément Matt Hughes, l’épithome du lad mais avec une bite énorme (son slogan est "Destroying ass and pussy since 1989" ahahah). Bi ou hétéro, on s’en fout quand le mec est si joli avec des poils qui remontent de la poitrine vers le bas du cou. Autour de lui, beaucoup d’acteurs d’Eurocreme, le premier studio new look, spécialisé dans les twinkies (énormément de mauvais DVDs, à Têtu personne ne voulait les prendre, c’est dire) mais pas uniquement puisqu’apparaît Tyler Johnson que j’ai mis depuis longtemps dans mon chimérique Top 5 des escorts que je rêve de me faire (je donnerai les noms des autres plus tard). J’ai cru lire quelque part qu’il était français mais je ne suis pas sûr. En tout cas, le mec est une merveille, pas seulement cette bite courbée to die for, mais le reste du corps, son visage, tout est incroyable chez ce mec. Avec lui, aussi tout un paquet d’acteurs qui joueront beaucoup à Berlin chez Cazzo comme le magnifique Ben Taylor (corps immense, blanc, poilu), Edward Fox, Dylan Roberts Harley Everett, Tyson Tylor... Et notre fameux militant français pour les droits des travailleurs du sexe, Thierry Schaffauser.

Parallèlement, les acteurs comme Trevor Knight sont allés directement aux USA chez Raging Stallion quand le gros studio californien a fait venir tous les européens très efficaces comme Francois Sagat. Bruno Knight, Ross Hurston et d’autres sont devenus célèvres aussi quand Collin O’Neal, dans sa série World Of Men, est passé par Londres et Edinburgh. C’était en 2007. Ces acteurs se sont souvent spécialisés dans les rôles de power bottoms. Certains ont passé des périodes difficiles d’ajustement comme Ken North qui est décédé d’une overdose de drogues.

Mais quelque chose a explosé depuis quelques années. D’abord il y a eu ces acteurs qui ont su créer une véritable sensation : on peut dire ce que l’on veut de Paddy O’Brian mais le mec est magnifique, ses abdos poilus sont presque trademark et sa scène avec Jimmy Fanz pour Falcon est une des meilleures produites, point à la ligne. O’Brian est une sorte de chav deluxe, un mec comme Taron Egerton, le kid de Kingmen, mais en plus butch. C’est en 2013 qu’il signe un contrat exclusif pour Raging Stallion, suivant l’exemple de ses prédécesseurs. De cette même génération, il y a Jessy Ares, de vrais machos poilus qui ont tourné une multitude de films et qui, point de bascule, ont tous des rôles dominants (alors qu’ils sont versatiles).

La deuxième raison de la montée en puissance du porno gay anglais, c’est l’apparition de HardBritLads, UKNakedMen, Men of UK ou Blake Mason, des studios qui ont élargi le look de leurs acteurs. Pour moi, le leader de ce nouveau genre est Damian Boss ou Janus Gol (il a d’autres noms), apparemment bulgare, extrêmement sexy expressif, un incroyable performer, comme Edward Fox, Drew Brody ou Leo Dominico. HardBritLads, c’est l’équivalent anglais de Tim Tales, c’est au même niveau de prestige, d’ailleurs les deux studios s’échangent des acteurs. Le look est plus poilu et naturel tout en restant safe. Guy Rogers et Justin King sont de bons exemples. On sort du look lad imberbe pour trouver des mecs de toutes les origines migratoires anglaises (bien que j’attends les Pakistanais et les Sri Lanquais par ce qu’ils sont super jolis hein). Un acteur comme Letterio Amadeo, la dernière célébrité anglaise du moment, illustre davantage le look brésilien qui a eu tellement de succès au niveau des escorts à Londres depuis 15 ans.

Dernière étape pour être complet, le studio indépendant Staxus, spécialisé dans les twinks bareback, qui est le seul à montrer des jeunes Dominicains installés en Angleterre. Staxus est un des rares studios anglophones qui ait ouvert la porte à ces jeunes à la peau très foncée (Barrington Peart, Devon LeBron, Hector Agusti, Fabian Baptiste, Alejandro Marbena) comme CitéBeur en France mais avec une photographie fine, lumineuse, avec plein de plans serrés qui brillent de partout. Donc on peut dire pour terminer que le porno anglais intégré très bien les minorités ethniques et la jeune génération, ce qui est un assez bon reflet de la youth culture britannique.

En quelques années, le porno anglais est passé d’un look presque exclusivement blanc (l’hétéro Mike Douglas est un bon exemple) à des mecs qui représentent presque toute la palette des genres masculins. L’Angleterre est bourrée de mecs bandants et Londres est devenue, comme Barcelone et Berlin, une des capitales les plus chargées sexuellement, il suffit de suivre l’actualité épidémiologique avec une explosion des pratiques à risque. Le porno anglais reste poli sur cet angle (c’est pas comme Cazzo où on voit des mecs sniffer des rails de coke dans les films) mais il est désormais un des vecteurs de la hook up culture moderne.

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