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Taggaz, le porno Black égalitaire

lundi 12 décembre 2011 ,par Didier Lestrade

I guess this is my fave all-Black porn studio : amateur with ethics, always safe, guys always horny but who don’t overplay and call each other bitches, totally and wonderfully versatile, and guess what : some REAL LOVE MAKING on screen. Each little film is a gem. You guys keep on with the good stuff !

Je crois que j’ai enfin découvert le studio porno black parfait. Je croyais avoir découvert ça chez Macho Fucker mais c’est pas safe ; je croyais l’avoir trouvé chez Latino Fan Club mais c’est souvent crade, je croyais l’avoir chez Meat Packers mais c’est uniquement des solos, je croyais l’avoir chez Cité Beur mais c’est irrégulier et j’ai fini par découvrir Taggaz sur le net, que je ne connais pas, et je m’en excuse auprès des connoisseurs. Qu’est-ce qui fait que Taggaz est supérieur ?

Ce sont des acteurs souvent adultes, des thugs gays, des mecs qui savent baiser et sucer, super bien foutus sans faire trop dans le genre gym queen, des bites super belles (pléonasme ici) et des films sans tralala, ni scénario ni dialogues débiles, on est pas là pour jouer la "comédie" ou "faire comme si", l’action commence presque tout de suite. Ce qui est très prenant quand on découvre Taggaz, c’est qu’on réalise que les mecs font l’amour. Ils ne sont pas en train de se traiter de bitches, ils ne surjouent pas, ils se traitent bien et font rarement, pratiquement jamais en fait, ce que l’on voit de plus en plus ailleurs, des petites gifles en pleine figure, du head fucking pas respectueux, du crachat à la figure et de l’enculade sans s’occuper de son partenaire. Ici, dès les blow jobs, vous êtes éberlué. Souvent, on jouit au moment où c’est filmé le plus simple, juste comme il faut, avec des plans rapprochés par en dessous où on voit le visage du mec qui se fait sucer, qui est content et qui prend son pied. L’autre bande déjà et ils inversent les rôles, et ça devient de plus en plus excitant car on commence à comprendre qu’il n’y a pas de mec plus important que l’autre. Après ils s’enculent et c’est là qu’on comprend vraiment la différence. Les deux mecs sont si excités qu’ils bandent tous les deux et ils commencent à faire des gestes de love making comme quand on parle doucement au mec dans le creux de l’oreille, qu’on lui mord un peu le cou, qu’on caresse le ventre et les tits de l’autre, ce qui, entre noirs, prend tout de suite une autre dimension de brotherhood.

Bon, jusque là, so far so good. Mais les positions sexuelles changent et c’est toujours des trucs simples comme quand les mecs s’allongent sur le côté pour s’enculer en se tenant dans les bras et après ils changent de rôle et on comprend que ce studio se spécialise dans les mecs 100% versatiles, aussi bons dans le rôle de top que bottom et souvent même, le mec qui s’est fait enculer en premier est meilleur que l’autre quand il se met à enculer à son tour, soit il a une bite plus grosse ou il encule encore mieux et il couvre son mec, un truc de Black total, une manière d’être collé - serré et là on se dit ptain ils ont trouvé la combinaison gagnante, on peut plus se retenir.

Ce n’est pas que du porno, comme je dis toujours, ce sont deux hommes très masculins qui ne sortent pas du tout le pathos black thug, qui sont vraiment gays selon leur manière de baiser, qui rigolent un peu après l’orgasme ou pendant le sexe mais surtout surtout, qui bandent bien, chacun s’occupe de l’autre, pas du tout dans le genre des pornos des grands studios "Tu jouis dans ton coin et tu te démerdes, j’ai pas besoin de te toucher hein" et en plus c’est safe de A à Z, ce qui est aussi, dans la catégorie du porno noir, loin d’être systématique. Les mecs qui dirigent ce studio ont visiblement une éthique et vous savez quoi ? C’est cette éthique qui rend ces films les plus bandants de tous. On voit que c’est décidé au niveau du tournage, du déroulé des scènes qui est souvent le même, dans les duos en tout cas, dans le cas des scènes à 4 c’est tout de suite plus compliqué.

L’idée de ce studio, c’est de faire simple : pas de décors ou d’éclairage compliqué, juste une pièce avec un divan ou un lit, rien de particulier dans la photographie (mais on voit tout) ni dans les fringues, les mecs sont au naturel, mais les plans sont bien cadrés, ils restent longtemps sur l’action, on voit les visages des mecs quand ils jouissent, toutes les conditions sont réunies pour regarder le truc avec les yeux écarquillés de surprise et quand c’est fini, on a l’impression d’avoir rêvé. Black bro love ! C’est comme si Taggaz avait réussi le porno égalitaire, comme les produits équitables. Il y a déjà eu des films ou des scènes dans d’autres studios qui étaient réussies, et égalitaires, je ne le conteste pas. Il y en a plein, même. Mais il s’agit d’un film par ci par là, ou une scène précise dans un film, un one off. Ici, on réalise que tous les films de Taggaz (j’ai pas tout vu, hein !) répondent à un cahier des charges qui fait qu’on peut prouver par A + B que le sexe protégé est irrrrrrrésistible, sans artifice et que les mecs sont hyper excités et peut-être le sont-ils, bien sûr, parce qu’ils sont bien traités. Alors que la majorité du porno aujourd’hui, il faut bien le reconnaître, ce sont des mecs qui imposent l’idée que pour prendre son pied, il faut être rabaissé par son partenaire, ou bien le rabaisser à son tour.

Encore une fois, c’est très symbolique de voir un tel érotisme venir d’un studio indépendant, pas très connu, sans grande réputation (contrairement à Cité Beur par exemple) et qui réussit là où les autres ont avancé des pions importants mais sans gagner la partie. Flava est parvenu à faire des films super sexe sur les blacks de la région de Chicago et du nord des USA, mais la série Cocodorm n’est pas politiquement correcte et parfois pas safe. Cité Beur, je l’ai déjà dit, a inventé un langage entre beurs et blacks qui est unique en Europe et la nouvelle BD qui vient de sortir (j’y reviendrai en détail) décrypte ce dialogue même s’il est souvent basé, fantasme oblige, sur des histoires de domination et même de viol. Macho Fucker est un studio foncièrement inégalitaire, où le mec actif a tous les droits car il est le meilleur, au niveau physique et dans l’endurance mais les mecs passifs, même s’ils sont très bons, sont dans un état de soumission complète, d’ailleurs ils ne jouissent pas à la fin, c’est pour dire. Taggaz est donc le seul studio qui réussit cet exploit de mettre 2 acteurs black masculins l’un en face de l’autre, en renversant tous les clichés sur les rôles sexuels (qui fait ceci ou cela) car tous les deux font la même chose à tour de rôle, c’est le règne de la réciprocité, avec le même plaisir et ça se voit aux bites dures et aux anus qui se tendent et sans crier comme des chiennes, avec retenue, ce qui est souvent 10 fois plus sexy. Il faut que je me renseigne sur ce studio, ceci est mon premier papier sur eux, je vois bien que les DVDs sont indisponibles en France. Mais il faut remarquer une chose importante en conclusion : Internet est souvent considéré comme un endroit sans foi ni loi dans la pornographie et on voit ici un studio amateur, qui vit grâce à Internet, et qui réussit, politiquement, ce que les autres ne sont pas parvenus à réaliser. L’égalité. Ça fait réfléchir non ?

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