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Tim Kruger et Tim Tales

dimanche 14 juin 2015 ,par Didier Lestrade

Big american porn studios seem to have lost their touch. Tim Tales shows how it’s done : simple, friendly, agressive man to man sex and all the big stars seem to have a go at it. No plot and great photography. What else ?

Cela fait une éternité que je n’ai pas écrit de texte porno pour ce site et je m’en excuse, sûrement parce que je me dirige lentement vers l’idée que mon prochain livre sera entièrement sur ce sujet, ce que je pensais faire depuis longtemps. Et qui sait, ce serait drôle, ce dixième livre serait mon premier succès d’édition. Car les années passent et nous sommes toujours très peu à écrire sur le sexe sans pseudo.

Reprendre le fil avec un papier sur Tim Kruger est presque une évidence. Parmi les acteurs qui ont créé leur propre studio, Tim est le seul qui soit en mesure de se comparer aux grands studios d’où il est apparu. Après avoir été un des acteurs fétiches de Cazzo de Berlin et avoir participé à des films américains, Tim Kruger est devenu une marque, un logo et un style photographique à lui seul (et son boyfriend qui filme la majorité des scènes). De tous les acteurs allemands, c’est celui qui a le mieux vieilli. Toujours beau sans faire des excès à la gym, il a un corps qui attire toujours les fans de poils un peu rouquins. Son visage est souvent souriant et même s’il a presque toujours le même déroulé de positions, il bande non stop, c’est un top sans faille, il est toujours safe et, en 2015, c’est une prouesse en soi.

Tim filme presque tous ses films dans son appartement, à part quand il voyage aux USA ou en Espagne. Le look est simple, plutôt blanc, pas de délires de décor et encore moins d’intrigue (le côté très fatiguant de Cazzo). On voit bien qu’il s’est démarqué de ce qui se faisait dans sa ville pour faire un truc plus international. Côté indépendance, les acteurs pornos ont très peu de choix. Certains ont la chance de signer des contrats exclusifs, bien que cela se fasse de moins en moins. Colin O’Neal a été le premier à tenter l’aventure en filmant ses propres films mais ses DVDs étaient distribués par Raging Stallion. Il a depuis laissé tomber, sûrement avec amertume. Antonio Biaggi a désormais un mini studio dont on ne comprend pas trop l’intérêt puisque ses scènes chez les autres studios sont toujours meilleures. Bobby Mendez est parvenu à créer une plateforme qui le met vraiment en valeur comme un des power bottoms les plus endurants du porno moderne mais il a l’air de vouloir mettre fin à sa carrière comme l’annonce cette scène chez MachoFucker. Enfin, Rocco Steele est en train de monter sa propre boite, on verra s’il en fait quelque chose de bien ou s’il se laisse manger par sa propre célébrité.

On voit donc que dans le porno, il est assez difficile de passer de l’autre côté de la caméra tout en restant l’acteur principal et c’est pourquoi Tim Kruger est à part. Progressivement, depuis deux ans, ses films se sont ajoutés aux meilleures scènes de porno mondial. Et ça commence à faire un sacré héritage. Les deux qualités principales de ses films sont le choix des acteurs et une manière de filmer qui privilégie à la fois les plans serrés d’action et des vues moins larges qui permettent de voir les mouvements des acteurs. Souvent ce sont des duos mais aussi des threesomes, avec des acteurs qui viennent de partout et qui sont souvent découverts par d’autres. En fait, jouer chez Tim Kruger aujourd’hui, c’est un des passages obligés de tous les hardeurs gays qui ont du succès.

C’est ce qui s’est passé avec Jean Franko, Aitor Crash, Johnny Gunn, my main man Troy, Drake Jarden, Jacke Deckard, Matt Stevens, Morgan Black, Josh West et Race Cooper. D’autres acteurs sud américains découverts par Kristen Bjorn ont fait le voyage comme Robin Sanchez, Diego et Wagner ; Damian Boss et Drew Brodie ou Edward Fox (un de mes préférés !) découverts par HardBritLads ; les français Geoffrey Payne, Jordan Fox, Kriss, Cam Christou, David Castan, Matthieu Paris, Gerald Fabiani ou Med de CitéBeur. Il y a donc une connection directe entre Tim Tales et les français. Et bien sûr Rogan Richards, bref que des mecs qui rigolent pas et qui ont besoin de performance pour être contents.

Tim Tales est aussi assez inter-racial avec pas mal d’acteurs blacks ou latinos, bien que Tim semble aimer baiser avec tout le monde sans faire la moindre différence. Entre un allemand bien blanc et des mecs comme Derek XXL, Venom, Hector ou Gabriel Mendez ou le big moustachu Jake, le contraste des peaux est irrésistible, surtout que le reste de l’image est immaculée (murs, draps, sperme lol). Et puis il y a des scènes absolument renversantes avec des kids poids plume comme Christo Banderas qui font la moitié du poids de Tim. C’est là où Tim Kruger se comporte comme un DJ : c’est la programmation qui compte, le bon choix esthétique d’acteur pour faire une alchimie sans défaut.

Récemment, on a vu certains films de Tim Kruger monopoliser les premières places des films les plus téléchargés, ce qui prouve que non seulement le flow de scènes ne s’arrête pas, mais qu’elles deviennent de plus en plus populaires. Par exemple, je n’ai jamais été fan de Darius Ferdynand (trop boring gay pour moi) mais là, on est dans un niveau de qualité porno où il faut être vraiment pervers pour ne pas bander : il faut se taper la tête avec une encyclopédie pour ne pas jouir avant le climax du film. Il y a une dizaine de jours, c’était la scène avec Maximus, un énorme bodybuilder qui se fait fister par Tim, ce qui est assez rare. Et puis, il y a toutes ces scènes où Tim est derrière la caméra. Je ne suis pas encore revenu de la scène récente entre Caio Veyron et Dale Cooper, un des leaders du sexe de 2015 slash hipster slash Twitter. Element Eclipse et Tyrek vous font jouir dès le blowjob et la découverte de Ray Diesel mérite un article à lui seul : ce mec c’est le daddy black-poilu-gentil-belle bite dont on rêve tous, ça fait partie de ces films qui marchent quand nothing else does.

Talk about daddy black barbu poilu, Tim Tales n’aurait sûrement pas breaké à travers le monde sans Cutler X, sur qui j’écrirai un article parce qu’on ne peut pas passer un tel phénomène en un seul paragraphe. Longtemps une des stars les plus violentes du studio, il est désormais passé au bareback d’une manière naturelle et il explose littéralement chez MachoFucker, RawStrokes, BreedItRaw. D’ailleurs, pour être correct sur le safe sex de Tim Tales, il y a des scènes qui n’en ont pas sans que ça fasse tache dans le studio. Sur le site du studio, on voit bien que ça se partage en deux zones. Il y a les films avec Tim Kruger qui sont tous safe, et une avalanche de films bareback avec presque tous les acteurs qui comptent aujourd’hui. Par exemple Ansony et Alexandro Dumas, Geoffrey Payne et Ilalo ou Joe Gunner, bien sûr l’explosif australien Keiran, Chase Cox et Eduardo. En fait Tim Kruger a servi de tremplin pour les plus gros hardeurs de maintenant comme Rocco Steele et c’est ce qui a contribué à sa réputation à travers le monde. A quoi bon aller chez les grands studios quand Berlin produit le meilleur actuellement ?

Si beaucoup de studios actuels ont du succès parce qu’ils font découvrir des mecs bisexuels, ou Gay for Pay (ce que j’aime beaucoup aussi), le sexe de Tim Tales est du 100% gay. Ces mecs sont tous au sommet de leur art, ils savent bouger, ils sont conscients de la caméra, ils sont endurants, ils se sont préparés. Ce sont les meilleurs de notre époque et il s’agit d’acteurs avec lesquels you don’t fuck around, il faut assurer quoi. Dans ce sens, Tim Kruger persiste à montrer la sexualité gay dans ce qu’elle a de plus classique mais hardcore. Tous les mecs sont homosexuels, il n’y a pas de place à l’ambiguité et encore moins de délire "Je suis pas gay mais tu vas m’enculer comme une chienne".

Dans ses interviews, Tim se montre comme un mec assez simple, timide, pas trop dans le circuit même si la grande majorité de ses acteurs en font partie. Je crois que c’est ce côté no drama qui rejaillit sur le sexe qui est montré dans ses films. C’est no frills, juste to the point. La marque des films de Tim Tales, c’est qu’on a souvent pas à mettre en avance rapide pour être excité, souvent on regarde une scène et on réalise à la fin qu’on n’a pas touché la télécommande depuis le début. Et c’est une leçon que devraient apprendre les grands studios américains qui se sont laissés dépasser par une manière plus simple de consommer du porno. Pas trop d’éclairage, pas de fringues aliénantes, encore moins de grooming et d’épilation. Les mecs sont comme ils sont et prennent du plaisir à baiser dans des scènes de 20 minutes avec un minimum d’éditing. Il y a forcément une manière allemande de faire ça et Tim Kruger en est le nom.

tim & Cam Cristou Geoffrey Payne Drake Jarden gets it Gerald Fabiani is the best wonder lad Damian Boss
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